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Mots de MOT
vendredi 26 avril 2019, par
Mots de MOT
Interprétation libre en deux langues
Préface
Trois femmes dans trois pays. Deux langues sur deux continents, et un point fixe, la Côte d’Azur.
La Côte d’Azur où Mabel a débarqué pour la première fois un soir de septembre 1991 avec sa grosse valise, valise dans laquelle toute entière elle aurait pu trouver refuge. La Côte d’Azur où Odile l’attendait sur le quai de la gare d’Antibes. De Rosario, Argentine, à Antibes, France, deux continents, deux langues, qui finirent par se rencontrer autour des errances et tâtonnements propres à l’apprentissage du métier de scientifique.
Un langage commun, celui des mathématiques, mais aussi celui des gestes et des rires.
La Côte d’Azur toujours, où Tania, est arrivée en 1996 laissant derrière elle le Venezuela, tous ses frères, sa mère et sa grand-mère pour parfaire ses connaissances en réseaux de télécommunications. De conférences en séminaires, ce sont encore les sciences qui furent à l’origine de sa rencontre avec Odile, la locale de l’histoire ; toujours dans un français parfois malmené, mais offrant l’opportunité d’échanger et de partager.
Odile, la Côte d’azur, c’est là où elle est née, et le français, la langue à laquelle elle s’accroche et rallie ses amies.
D’abord Mabel – Odile, puis Odile – Tania, puis plus tard Mabel-Odile-Tania, MOT. Le français grâce auquel elles communiquaient sans réaliser dans un premier temps que l’espagnol était aussi
une langue que Mabel et Tania partageaient. Deux pays, l’Argentine et le Venezuela, et
deux accents si différents qu’il leur fallut du temps pour les relier à une même langue.
Puis une récréation, une envie de badiner avec les sentiments et les émotions avec les mots et les images, un poème, Felicidad, et une photo que Tania envoie à Mabel, comme ça, sans raison.
Dans le même élan, la poésie libre en français de Mabel, et plus tard l’envie d’y adjoindre des photos puisées dans les Giga-Octets d’Odile.
Mots de MOT était là.
Trois façons d’écrire. Dans l’urgence pour Tania, comme si les mots jaillissaient d’eux-mêmes ; comme des évidences, autonomes. Envie de s’en jouer et de les faire sonner pour Mabel. Une longue remontée et des taches de mots pour Odile. Certains de ces poèmes sont nés en espagnol, d’autres en français. D’une langue à l’autre, d’une plume à l’autre, chacune a imprimé sa marque dans l’interprétation de la version originale.
Aller-retour entre deux langues et trois sensibilités.
Prefacio
Tres mujeres en tres países. Dos idiomas en dos continentes y un punto fijo, la Costa Azul.
La Costa Azul, donde Mabel aterrizó por primera vez una tarde de septiembre de 1991 con su enorme maleta, una maleta en la que podría haber encontrado refugio. La Riviera donde Odile estaba esperándola en el andén de la estación de Antibes. Desde Rosario, Argentina, a Antibes, dos continentes, dos idiomas, pero en común el comienzo de sus trabajos como científicas.
Un lenguaje común, el de las matemáticas, pero también el de los gestos y la risa.
La Riviera francesa siempre, donde Tania, llegó en 1996 dejando atrás Venezuela, todos sus hermanos, su madre y su abuela para perfeccionarse en redes de telecomunicaciones. De conferencias en seminarios, todavía es la ciencia al origen del encuentro con Odile, la local de esta historia, y siempre el francés, a veces abusado, para intercambiar y compartir.
Odile, la Costa Azul, en donde nació, y el francés, el idioma al que se aferra y reúne a sus amigas.
Primero Mabel - Odile, luego Odile - Tania, luego Mabel - Odile - Tania, MOT. El francés con el que se comunicaron desde el principio sin darse cuenta que el español también estaba allí entre Mabel y Tania. Dos países, dos acentos tan diferentes que llevó tiempo reconocer el lenguaje común.
Y luego en un juego, un deseo de enfrentarse con los sentimientos y emociones con palabras e imágenes, un poema, Felicidad, y una foto que Tania envía a Mabel, así, como si nada. Después la interpretación libre de Mabel en francés, y luego el deseo de agregar imágenes tomadas de los Giga-Bytes de Odile.
Las palabras (Mots en francés) de MOT estaban allí.
Tres formas de escribir. En la urgencia de Tania, como si las palabras fluyeran por sí mismas, como una evidencia, autónomas. Ganas de divertirse y hacer que rimen para Mabel. Una larga ascensión y manchas de palabras para Odile. Algunos de estos poemas nacen en español, otros en francés. De un idioma a otro, de una pluma a otra, cada una imprime su marca en la interpretación de la versión original. Idas y vueltas entre dos idiomas y tres sensibilidades.
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